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DANS LES COULISSES
 
  
 
NOTE DE L’AUTEUR :
 

Ce texte est une conséquence directe d’un job que j’ai exercé dans une entreprise à la culture toxique, où on pratiquait le management par la peur. J’y étais en conflit permanent avec ma hiérarchie et harcelé quotidiennement, moralement et sexuellement, par des personnages abjects et sinistres. L’écriture de Dans la Forêt a été la solution pour exorciser cette période incroyablement difficile. Elle m’a permis de gérer la dépression nerveuse qui me rongeait encore un an après avoir, à bout de forces, rendu ma démission. Grâce à la création de ce roman, j’ai pu remonter à la surface y aspirer quelques goulées d’air pur. Puis lentement, progressivement, redonner quelques couleurs à mon existence.
Dans la Forêt donne corps aux traumatismes vécus dans ce cauchemar professionnel, leur donnant la forme d’une fuite en avant, brutale et atmosphérique, sur le thème du monstre.
L’influence du cinéma d’horreur américain est une influence indéniable, notamment le second Evil Dead, qui avait marqué mon esprit d’adolescent au fer blanc (même si je n’avais à l’époque, pas vu son ironie). La musique de Buzzov-en, un groupe de métal extrême américain de Caroline du Nord, qui a accompagné l’écriture de chaque mot du récit, est une autre influence majeure. Le rythme et la musicalité du texte lui doivent beaucoup.
L’idée centrale du récit est la suivante : harcelées par des monstres, les victimes deviennent monstrueuses et, par soif de vengeance, perpétuent à leur tour le cycle de la violence. Cette malédiction doit être brisée pour que l’humanité puisse progresser. Mais le monde des affaires, rongé par l’avidité, succombe à l’attrait pour la force. Elle accentue la malédiction pour faire de la violence la solution à tous les problèmes. Et tous, nous rendre monstrueux, incapables de vivre ensemble sans nous entre-déchirer.

 
         
NOTE DE L’ÉDITEUR :

 

Ce qui m’a tout d’abord frappé dans ce roman, c’est le style: Précis, incisif, ciselé. On sent bien que chaque mot, chaque syllabe, chaque lettre et chaque virgule sont pensées et choisies avec une précision chirurgicale.
L’histoire se déroule, inéluctable, et aboutit, vertigineuse, à une fin à la fois prévisible et déroutante.
Mais ce qui reste, après plusieurs mois d’une première lecture, c’est ce sentiment d’une folie parfaitement maîtrisée, explorée sous tous ses angles, et avec toute la cruauté que le monde moderne met sur nos épaules.

 
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